ACCOMPAGNEMENT A LA SCOLARITÉ

On désigne par « accompagnement à la scolarité » l’ensemble des actions visant à offrir, aux côtés de l’Ecole, l’appui et les ressources dont les enfants ont besoin pour réussir à l’Ecole, appui qu’ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social.

Ces actions, qui ont lieu en dehors des temps de l’Ecole, sont centrées sur l’aide aux devoirs et les apports culturels nécessaires à la réussite scolaire.

Ces deux champs d’intervention, complémentaires, à vocation éducative, contribuent à l’épanouissement personnel de l’élève et à de meilleures chances de succès à l’Ecole.

L’accompagnement à la scolarité reconnaît le rôle central de l’Ecole.

FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE

Le français langue étrangère (F.L.E.) est la langue française lorsqu’elle est enseignée à des apprenants non francophones, dans un but culturel, professionnel ou encore touristique.

Par rapport à cette définition, nous ajouterons un autre but : celui de permettre à l’apprenant de s’intégrer dans la vie sociale de tous les jours (savoir lire et répondre à un document administratif, savoir compter sa monnaie, remplir un chèque, …).

Il faut cependant le distinguer du français langue seconde (F.L.S.). Il est aussi à différencier de l’alphabétisation (voir page correspondante dans la page des « types d’aide »).

Le français langue seconde (F.L.S.) est le français appris en tant que langue cruciale et déterminante pour la vie de l’apprenant (notamment les apprenants immigrés dans un pays francophone). Le public F.L.S. est différent de celui du public F.L.E..

En réalité, les enfants d’immigrés représentent la majorité des apprenants F.L.S.. En effet, dès leur arrivée en France, ils doivent commencer à apprendre le français dans un but d’intégration ; le français doit en quelque sorte devenir une seconde langue maternelle (d’où l’appellation F.L.S.).

Conséquence de ce qui précède : on parle de F.L.S. surtout dans le système scolaire. Les cours de F.L.S. à l’école, au collège ou au lycée ont pour but d’intégrer les mineurs non francophones dans le cursus normal, et ceci le plus rapidement possible. L’enjeu de ces cours est capital : l’intégration des mineurs non francophones dans une société de francophones. Il s’agit donc, indirectement, de lutter contre la marginalisation naturelle d’une partie de la société française du fait de ses capacités linguistiques (et donc de ses origines, puisque la langue est un des premiers indicateur des origines d’une personne).

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Français_langue_seconde

ALPHABETISATION

Complément de définition      (Source : http://fr.wikipedia.org/)

L’analphabétisme est l’incapacité complète à lire et à écrire, le plus souvent par manque d’apprentissage. Il se distingue de l’illettrisme, terme utilisé quand il y a eu apprentissage de la lecture et de l’écriture mais que cet apprentissage n’a pas conduit à leur maîtrise ou que la maîtrise en a été perdue.

L’analphabétisme concerne donc tout public (adultes ou enfants) qui ne possède pas les bases de l’écrit en français. Parfois, l’apprenant n’a jamais été scolarisé : il découvre ce qu’est l’écriture, pré requis essentiel à l’intégration dans la plupart des sociétés.

D’autres fois, l’apprenant a été scolarisé, mais dans une langue dont l’alphabet ou le syllabaire n’a rien à voir avec le français ou toute autre langue ayant hérité du latin ; c’est notamment le cas du chinois, du thaï, de l’arabe. L’alphabet du pays d’origine peut encore être différent et pourtant issu de l’alphabet latin (alphabet vietnamien). Par ailleurs, un cours d’alphabétisation s’accompagne souvent de l’apprentissage des bases du calcul utilisant les chiffres arabes.

Quelques chiffres      (Source : http://forum-multiculturel.jeun.fr/)

Selon les recherches récentes de l’I.N.S.E.E. sur un échantillonnage de 10 000 personnes, un habitant français sur huit ne sait ni lire ni écrire.

14% des hommes et 8% des femmes ne savent ni lire ni écrire. En ce qui concerne les capacités du calcul les proportions s’inversent : 8% des hommes et 11% des femmes ne savent pas faire de calculs. Les recherches montrent que les jeunes se débrouillent mieux avec la lecture et l’écriture.

Seulement 7% des moins de 30 ans ont de très graves difficultés. Par contre le taux d’analphabétisme peut aller jusqu’à 22% parmi les sexagénaires.

ILLETTRISME

En France, une étude réalisée entre 2002 et 2005 montre que 9% de la population française, soit 3 100 000 personnes, est en situation d’illettrisme.

Source : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (I.N.S.E.E.) et l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (A.N.L.C.I.).

L’illettrisme touche plus les hommes (59%) que les femmes (41%). Ce taux est plus bas chez les jeunes et augmente avec l’âge.

Selon le Ministère de l’Education Nationale, en 2007, parmi les élèves scolarisés en fin de CM2, 13.7% ne maîtrisaient pas les compétences de base en français et 8.4% ne maîtrisaient pas les compétences de base en mathématiques.

Cet important taux d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, car 57% sont dans la vie active et 21% au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 26% sont allocataires du Revenu Minimum d’Insertion (R.M.I.) désormais appellé Revenu de Solidarité Active (R.S.A.).

Pour qualifier cette situation, qui touche tous les âges de la vie, et la distinguer de celle de personnes qui ne sont jamais allés à l’école, la France a choisi le terme d’illettrisme.

Un mot dur, qui suscite la réaction, l’indignation, mais qui est encore aujourd’hui nécessaire pour que ceux qui y sont confrontés ne soient pas oubliés. Les personnes concernées ont pour caractéristique de chercher à cacher une situation trop souvent synonyme d’échec.

Pourtant, faire face aux situations de la vie quotidienne sans avoir recours à l’écrit exige beaucoup de courage et de volonté, et la mise en place d’habiles stratégies de contournement.

Utilitaires

Lignes d’écriture vierge régulièrement espacées selon trois hauteurs

Lignes avec un écartement fin

Lignes avec un écartement moyen

Lignes avec un gros écartement


Lignes d’écriture vierge irrégulièrement espacées selon trois hauteurs

Lignes avec un écartement fin

Lignes avec un écartement moyen

Lignes avec un gros écartement


Graphique vierge – X (0 +20) – Y (0 +45)

Graphique vierge – X (0 +20) – Y (-20 +20)

Graphique vierge – X (-10 +10) – Y (-20 +20)